Marjolaine Ouellette

Montréal, Rosemont

Un souffle dans une intime réflexion personnelle, entouré d’une intemporalité. J’inscris le corps dans ma démarche personnelle, car celui-ci est le reflet de mes états d’âme, mais aussi l’objet de mon approche mélancolique et poétique sur ma propre identité. L’intemporalité représente non seulement mon intimité, mais aussi comment j’aborde mes sentiments, ma colère, mon angoisse. Le corps est important, car il est la première image que l’on voit chez une personne. Il est aussi une enveloppe charnelle qui réagit aux pensées. J’ai voulu montrer comment je percevais le corps comme un matériel concret de mon introspection. Je remets en cause l’individu, l’identité et la pression sociaux que l’on s’inflige soi-même. Il s’agit donc, d’une autocritique sur ma propre identité. Dès mon enfance, j’ai appris la peinture. J’ai fait des études en arts visuels au cégep avant de me tourner vers l’histoire de l’art, afin de comprendre l’époque de notre temps. Désormais, je m’intéresse aux cultures et aux différents langages. Dans mes œuvres qu’elle soit photographiée, peinte ou sculptée, je veux y transposer un rythme poétique entre la mélancolie et l’intimité. L’exploration des matériaux fait partie de l’apprentissage d’une démarche qui tend à s’approfondir. Dans tous les matériaux que j’aborde, que cela soit de la peinture, la sculpture et de l’installation, le corps est un élément essentiel, une ressource sans limites autres que par lui-même. Le corps est aussi l’objet de l’invisible et de l’espace. Nous avons une identité personnelle, une sociale et une invisible.

Oeuvres